Avec deux albums publiés sous son propre nom, l’ex Smog quitte les brumes pour la lumière… Bill Callahan compose de petites merveilles de ballades folks, dont la beauté fragile est à la fois élégante et aérienne. La voix grave, le songwriting travaillé ouvrent les portes d’un univers à la Faulkner : c’est l’Amérique des anonymes que l’on croise dans ces morceaux mélancoliques, sous les arpèges cristallins et les lignes de piano éthérées. Bill Callahan chante la solitude de la route, des bars perdus de l’Amérique rurale : on pense à Lambchop, on croise Johnny Cash et quelques autres voyageurs mythiques…