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Le mag'

Cabbage : "On fait notre truc, ca vient des tripes !"

Cabbage : "On fait notre truc, ça vient des tripes !"

25 Août 2017

Berceau de Joy Division, Buzzcocks, The Smiths, ou encore Oasis, Manchester a toujours été un terreau fertile pour le rock anglais et les cinq lads de Cabbage en sont la dernière preuve en date.

Leurs influences mancuniennes se situent plutôt du côté de The Fall, Happy Mondays ou WU LYF. On détecte aussi chez eux le même esprit frondeur et hérissé que chez Fat White Family.

 

 

Aussi cinglants que dépenaillés, ces jeunes activistes n’y vont pas par quatre chemins pour critiquer ce qui les entoure (l’Angleterre du Brexit, l’austérité, la lutte des classes) en allant même voir un peu plus loin de leurs frontières (le régime de Corée du Nord). En attendant leur premier album, leurs hymnes au vitriol, Uber Capitalist Death Trade en tête, promettent sur scène de grands moments de rock rebelle.

 

Entrevue croisee avec trois des cinq anglais les plus engages du moment. 

 

Cabbage : Le fil directeur de l’EP, c’est l’accessibilité à la pornographie à notre époque et comment elle affecte les relations entre les hommes et les femmes. Avec le porno, les mecs ne perçoivent plus les femmes de la même manière. En Grande-Bretagne, on fait face, depuis peu, au revenge porn, et c’est notre responsabilité en tant qu’artistes et surtout en tant que mecs d’en parler. La façon même de parler aux meufs a changé, on les considère comme des objets, c’est terrifiant.

 

 

Vous parlez de sujets très sérieux pour votre âge…

C. : Nous sommes totalement politisés. Il y a des sujets qui nous révoltent et on ne peut pas s’empêcher d’en parler. Typiquement, là, on est super concernés par le métro anglais qui est le plus cher et le moins efficace du monde. On n’y peut rien, car il appartient à une société privée donc au gouvernement. En parlant du train, en fait, on tacle le gouvernement anglais.

Vous êtes des kids de Manchester, c’est pas un peu la pression ?

C. : Je ne pense pas que les gens attendent beaucoup de nous, en réalité et on essaie de ne pas se comparer au reste de la scène locale. On se dit qu’on est assez uniques pour faire notre trou et être remarqués. Evidemment, on vient d’une ville bourrée de talents, mais on est notre musique et les sujets que nous abordons nous tiennent tellement à coeur qu’on n’a pas le recul nécessaire pour en parler, ou même nous vendre ! On fait notre truc, ça vient des tripes.

Propos recueillis par Sarah Koskievic

 

SCÈNE CASCADE
ven. 25 août, 16:15 > 17:00