Aller au contenu principal
Le mag'

Iggy Pop : son autre vie sur grand ecran

Iggy Pop : son autre vie sur grand écran

21 Août 2016

L’Iguane est un monument du rock. Il a aussi marqué de son empreinte, toujours un peu foutraque, le cinéma. Petite revue de ses apparitions… forcément inoubliables.

Préambule : cet article ne traite pas des films ou des séries utilisant des chansons de Pop dans leur bande originale mais cite quelques-unes des plus mémorables apparitions de l’Iguane sur le grand écran.

Compagnon de bobines de Jim Jarmush

L’Iguane dirigé par le plus rock et le plus indé des réalisateurs, l’équation semble parfaite. Iggy Pop a joué dans deux films de fiction de Jim Jarmusch.

En 1993, Pop donne la réplique à Tom Waits, dans le court-métrage Coffee and Cigarettes – Somewhere in California. Avec la douce ironie et l’étrange décalage qui caractérise son cinéma, Jarmush filme les deux légendes de la musique célébrant, une cigarette au bec, le fait d’avoir arrêté de fumer… Deux ans plus tard, le chanteur incarne « Sally » dans le crépusculaire western Dead Man, long poème en noir et blanc irrigué par l’hypnotisante musique de Neil Young et porté par un Johnny Depp en transe filmique.

Mais surtout, Jarmush a consacré un documentaire à l’Iguane, intitulé Gimme Danger, présenté lors du festival de Cannes 2016 et dont la sortie en France est prévue pour le 1er février 2017.

Quelques petites perles…

D’autres réalisateurs ont été subjugués par l’animal Pop. Ainsi John Waters, un autre grand nom du cinéma indépendant, le dirige dans Cry Baby, film culte des années 80 avec un jeune Johnny Depp à la larme facile. Ce même Johnny fera d’ailleurs appel à Iggy à la fin des nineties pour The Brave, son unique (et maudit) film à ce jour en tant que réalisateur.

Au tableau de chasse cinématographique de Pop, il convient également de citer La Couleur de l’argent de Martin Scorsese, Persepolis (il donne de la voix dans la version originale) ou encore le punk et pop Tank Girl, ovni filmique totalement non identifié et donc rigoureusement immanquable.

…et quelques casseroles aussi

Bien évidemment l’aventure cinématographique d’Iggy Pop n’est pas un long fleuve tranquille. Le chanteur a en stock quelques nanars et autres films embarrassants. On pourrait l’accabler en s’épanchant sur The Crow La Cité des anges (ou quand Vincent Pérez succède au regretté Brandon Lee dans le rôle titre), Suck (une comédie d’horreur musicale avec également Alice Cooper et Henry Rollins), le (vraiment) désolant Jour Blanc ou Arthur 3 : La Guerre des deux mondes. Mais notre préféré, c’est sans aucun doute le nanar assumé Sharktopus vs. Whalewolf avec son pitch WTF et ses effets spéciaux atrocement cheap

Thomas Destouches

Iggy Pop sera à l’affiche de Rock en Seine dimanche 28 août, sur la Grande Scène, à 19h45