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Le mag'

Inuit : "C'est nous six ou rien !"

Inüit : "C'est nous six ou rien !"

27 Août 2017

Contrairement à ce que leur nom suggère, la musique d’Inüit a été créée loin de l’Arctique. C’est à Nantes que ces six jeunes gens élaborent leurs morceaux, aussi caressants et agréables qu’un bisou d’eskimo.

Il faudra attendre 2018 pour découvrir leur album, mais leur tout premier EP, Always Kévin, permet de patienter en fort bonne compagnie.

 

 

Agrémentée d’envolées electro, leur pop moderne et dynamique transporte très loin ses auditeurs. Fondé il y a environ deux ans, le groupe s’articule autour d’une chanteuse et de cinq musiciens aux instruments variables (percussions, synthés, trombone…).

 

Trublions du rock, les nantais s’amusent franchement, sur scene comme en interview.

 

C’est étrange de ne pas avoir de guitare dans un groupe…

Humainement, on était au complet, on a pas ressenti le besoin de rajouter une personne pour faire les cordes… On pense à en ajouter pour le premier album parce que ça donnerait une autre dimension musicale.

Assez soudainement, tous les projecteurs sont sur vous, Benjamin Lebeau, de The Shoes vous a adoubé, c’est dur de ne pas prendre la grosse tête ?

Dès qu’on est pas sur la route, on retourne dans notre studio pourrave de notre zone industrielle nantaise, ça nous remet les pieds sur Terre. C’est parce qu’on fait Rock en Seine qu’on oublie qu’on a la dalle. On a de la chance car Jérôme Binnet nous a donné une opportunité en or. Il nous loue le studio et la salle de répét’ de la mairie, on ne paie rien et on a le temps de bosser, de se perfectionner. C’est ça qui fait la différence. Même si on bosse comme des oufs, on a de la chance d’avoir des gens qui nous ont fait confiance.

 

 

Il y a une meuf pour cinq mecs, elle gère comment ?

Visiblement assez bien ! Le truc le plus fou, c’est que notre carrière a décollé quand Coline nous a rejoint.

Etre une formation de six, c’est pas trop chiant ?

On a tous notre mot à dire, à chaque étape et chacun est écouté à part égale. Il n’y a personne qui prend l’ascendant sur l’autre. Maintenant, être six, c’est le bordel. Au début, on s’est pris pas mal de crampes de la part des tourneurs, par exemple. On nous suggérait de repenser la formation pour un groupe moins dense, moins nombreux. Mais c’est nous six ou rien !

Propos recueillis par Sarah Koskievic