23-24-25 AOÛT 2019 - DOMAINE NATIONAL DE SAINT-CLOUD / PARIS - FRANCE

LE MAG

We Hate You Please Die Rouen, ville rock ?

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Le 21 Oct

Ils viennent de Rouen, ils ont une vingtaine d’années, et ils semblent bien décidés à réinjecter du danger dans le rock français avec leurs riffs électrocutés et leurs cris étranglés.

Deux filles et deux garçons composent ce groupe – parité parfaite. Derrière ce nom déjanté, le quatuor décharge son trop-plein d’énergie dans ses brûlots laissés à l’état bruts, pour ne pas aseptiser un son garage-punk sauvage. Sorti en octobre dernier, leur album « Kids Are Lo-Fi » laisse deviner des héros américains comme les Stooges, Ty Segall ou les Cramps. Quand on a des références pareilles, on se doit de jouer des concerts habités : We Hate You Please Die se révèle à la hauteur du défi, avec un leader déchaîné qui n’hésite pas à descendre dans la fosse pour aller au contact du public.

Rouen, ville rock ?

« Il y a le 106, qui est une grosse SMAC, ils nous ont énormément aidé, ils nous ont permis de faire la première partie de Jon Spencer par exemple, c’est quand même quelque chose. Mais à Rouen, il y a aussi le Trois Pièces, je ne sais pas si tu connais. C’est juste à côté de l’Hôtel de Ville, avant c’était une brasserie, et maintenant ils font des live. L’Emporium est toujours là mais ils font moins de live ».

L’âge d’or.

« On n’a pas connu les Dogs, ni les Elektrocution. Chacun a son âge d’or, on le sait. Ils ont ouvert la voie, celle de la débrouille, de l’organisation. Et chaque semaine, tu sais qu’il y a cinq, six concerts dans la ville, des trucs très différents, bons, moins bons, mais peu importe. Et puis il y a des associations qui se démènent pour proposer des concerts à cinq euros ».

Les Dogs

« Même aujourd’hui, au Lycée, il y a des jeunes qui parlent des Dogs. Marrant, j’étais justement dans la classe du fils du batteur. C’est un grand nom à Rouen, et ils sont régulièrement redécouverts ».

Paris.

« Rouen ne paye pas forcément le prix de sa proximité avec Paris. Certes, de grands groupes ne s’arrêtent que dans la capitale, mais bon nombre de moyens ou de petits artistes profitent de la proximité de Rouen pour organiser un autre concert dans la foulée. Et à Rouen, tu peux jouer plus longtemps, c’est moins l’usine que Paris je pense ».

Musique.

« Rouen n’a eu aucun effet sur notre son, on vit à Rouen, mais on vient tous d’à droite, à gauche. Evreux, Yvetot… Autour de Rouen, certes, mais pas vraiment au coeur de la ville. Ha et sinon je te conseille un nouveau restaurant à Rouen, c’est le Yugo Nikkei Food, c’est vraiment excellent ! »

Propos recueillis par Nico Prat

 


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