25-26-27 AOÛT 2017 - DOMAINE NATIONAL DE SAINT-CLOUD / PARIS - FRANCE

Découvrez la programmation du festival

Antidote parfait au blues de la fin des vacances depuis son lancement en 2003, Rock en Seine revient clôturer le mois d’août en beauté avec quatre têtes d’affiche de choc : les Londoniens libres de The xx (en exclusivité en France cet été), la prêtresse rock PJ Harvey, les dandys agités de Franz Ferdinand et le surdoué de l’electro australienne Flume.

Pendant trois jours, en bord de Seine, le Domaine National de Saint-Cloud verra défiler les pointures des musiques d’aujourd’hui. Pour rester fidèle au nom du festival, le rock sera à l’honneur avec le duo fiévreux The Kills, l’Américain explosif Ty Segall, le Canadien débraillé Mac DeMarco, sans oublier les Texans furieux d’At The Drive-In, récemment reformés (et en exclusivité en France cet été eux aussi).

Cette nouvelle édition continuera de mélanger les générations, les nationalités, mais aussi les sonorités, de la pop épicée de Jain au hip hop fondamental de Cypress Hill, sans oublier de dignes représentants de l’electro contemporaine – les prodiges français Fakear et Rone et la Danoise Mø promettent des soirées envoûtantes.

Réalisé par l’atelier Bingo, le visuel sera dévoilé petit à petit, tout comme la suite de la programmation qui réserve encore de belles surprises, pour fêter avec passion cette quinzième édition.

 

Programmation du VENDREDI 25 AOUT 2017
FLUME

En 2012, son premier album éponyme l’a propulsé d’emblée dans la cour des grands de l’electro. Depuis, le CV de l’Australien Harley Streten, alias Flume, a continué de se remplir à un rythme ébouriffant, sans montrer le moindre signe de ralentissement. L’an dernier, sur son deuxième album, Skin, il s’est entouré d’une profusion de voix de choc comme Beck, Vince Staples, Raekwon, Kai, ou encore AlunaGeorge – une réunion au sommet qui l’a poussé en studio encore plus loin dans ses expériences prodigieuses. En plus de proposer une vision très personnelle et habitée de l’electronica, entre introspection et luxuriance, ce musicien, producteur et DJ multiplie les récompenses bien méritées, les remixes de taille (Disclosure, Arcade Fire, Lorde…)
et les performances captivantes (notamment à Rock en Seine en 2014).

FRANZ FERDINAND

Fourmillant de guitares anguleuses et de mélodies inouïes, leur premier album éponyme a donné un coup de fouet providentiel au rock britannique en 2004. Depuis, ce groupe formé à Glasgow est devenu l’un des plus passionnants du Royaume-Uni. Après le projet FFS, parenthèse enchantée où ils allièrent leurs talents à ceux des Sparks il y a deux ans, ils préparent à présent un nouvel album de Franz Ferdinand, encore nimbé de mystère. Une seule certitude : Nick McCarthy, leur guitariste/claviériste/machine à danser ne sera pas de la partie, ayant annoncé son départ (en bons termes) l’an dernier pour se consacrer à sa jeune famille. Quelle que soit la direction qu’Alex Kapranos et sa bande choisiront cette fois de prendre, leurs hymnes futés sauront encore nous conquérir.

AT THE DRIVE IN

Début décembre, les Texans d’At The Drive-In nous ont offert un double cadeau de Noël avant l’heure : un nouveau morceau sauvage et l’annonce qu’ils sortiraient en 2017 un nouvel album. Intitulé in•ter a•li•a et prévu pour mai, ce quatrième brûlot sonne les retrouvailles avec ces musiciens cultes, trop créatifs pour se satisfaire de générer la nostalgie. Devenus quadras mais toujours survoltés, ils donneront ainsi une suite au dévastateur Relationship of Command, éruption volcanique qui a tout balayé sur son passage en l’an 2000, histoire de bien commencer le nouveau millénaire. Servi par une urgence punk, un songwriting complexe et des rythmes épileptiques, leur post-hardcore maléfique provoque en concert des montées d’adrénaline incomparables, en exclusivité française à Rock en Seine cet été.

Comme l’indique la voyelle nordique de son pseudo, MØ (Karen Marie Ørsted sur son passeport) vient du Danemark. Elle s’exprime en anglais, la langue de Grimes et de Twin Shadow, sur ses chansons electro-pop incisives, qui soufflent le chaud et le froid à coups de synthés ensorcelants et de tempos minimalistes. Contrairement à d’autres popstars d’aujourd’hui, la møme signe elle-même sa musique et ses paroles, ce qui lui permet de les incarner avec une force de conviction rare. Micro en main et regard acier déterminé, elle arpente la scène en pimentant ses refrains de petites chorégraphies improvisées. Après avoir enchaîné les collaborations (Major Lazer, Iggy Azalea, DJ Snake…), elle lâche au compte-gouttes des avant-goûts prometteurs de son deuxième album, prévu pour cette année. Grand møment en perspective.

THE PRETTY RECKLESS

Et en plus, elle chante. Actrice dans la série Gossip Girl et mannequin à ses heures perdues, l’Américaine Taylor Momsen est aussi la chanteuse charismatique de The Pretty Reckless. Loin du caprice de star ou de la lubie passagère, sa carrière musicale est une reconversion réussie. Elle prend sa source dans une passion indestructible pour le rock, qui ne date pas d’hier. Basé à New York, son groupe vient de sortir à l’automne dernier un troisième album, Who You Selling For, imprégné de hard-rock débridé, ainsi que de blues et de soul. En enchaînant les tournées (notamment en première partie de Marilyn Manson, Evanescence et Guns N’Roses), The Pretty Reckless a peu à peu développé sa force de conviction et maîtrise désormais tous les codes pour embraser et enivrer son auditoire.

FRANK CARTER AND THE RATTLESNAKES

Avec son corps recouvert de tatouages, ses cheveux roux et sa rage punk incontrôlable, Frank Carter n’est pas un modèle de discrétion. Ça tombe bien : c’est ce qui donne toute sa singularité à ce chanteur passionné, au bord de l’auto-combustion. Depuis son départ de Gallows en 2011, l’Anglais n’a pas chômé. On l’a immédiatement retrouvé chez Pure Love, tourné vers le rock. Puis, en 2015, il revient à ses premières amours (le punk hardcore), accompagné par trois musiciens sur la même longueur d’onde : Frank Carter & The Rattlesnakes font alors jaillir leurs premiers éclairs. Le quatuor n’est pas du genre à rester de marbre en concert, ni à reproduire sagement ses deux albums – le dernier en date, Modern Ruin, sorti en janvier, fera monter la température cet été.

Programmation du SAMEDI 26 AOUT 2017
PJ HARVEY
On se souvient encore de sa performance époustouflante lors de la première édition de Rock en Seine, en 2003, en version trio. Aujourd’hui entourée d’une horde de musiciens (dont les fidèles John Parish et Mick Harvey), Polly Jean Harvey s’est métamorphosée en prêtresse frondeuse pour refléter son dernier album, The Hope Six Demolition Project, inspiré par des voyages façon reportages en Afghanistan, au Kosovo et à Washington. Ces sujets brûlants se reflètent dans la musique de cette icône anglaise, émancipée du rock traditionnel pour en explorer les marges. Sa venue est une nouvelle occasion de sentir la pertinence de ses propos, la richesse de son songwriting, la charge émotionnelle de son interprétation, la pureté sidérante de sa voix, ou encore son charisme envoûtant. Immanquable.

THE KILLS
Elle, c’est Alison Mosshart, voix magnétique qui donne la réplique à Jack White chez The Dead Weather. Lui, c’est Jamie Hince, guitariste chic aux riffs foudroyants. A eux deux, l’Américaine et l’Anglais forment les Kills, avec une complicité fusionnelle même s’ils ne sont plus en couple. Depuis leurs débuts en 2003, ils n’en finissent pas d’impressionner sur des albums incandescents. Ces dernières années, suite à une fracture du doigt et à six opérations, Jamie a dû apprendre à jouer de la guitare différemment. Résultat : sur Ash & Ice, sorti en juin 2016, ils laissent parfois tomber l’armure pour dévoiler leurs fêlures, tout en continuant à jouer sur des charbons ardents. Cette énergie indomptable se déchaîne pendant leurs concerts électrisants, qui bouillonnent de sensualité et de venin.

FAKEAR
Un album racé (Animal, sorti l’an dernier) et une ribambelle d’EP ont suffi pour catapulter Fakear chef de file de la nouvelle scène electro française. A 25 ans, Théo Le Vigoureux (de son vrai nom) a su digérer ses influences multiples avec autant d’intelligence que d’habileté pour construire sa propre musique, à la fois accessible et exigeante, scintillante et verglacée. Ce beatmaker caennais a fait chavirer successivement le Trianon, l’Olympia et enfin le Zénith en novembre dernier, sans montrer le moindre ralentissement dans sa progression et dans la ferveur qui l’accompagne sur scène. Après avoir convié à son chevet les voix de Rae Morris, Deva Premal et Andreya Triana sur Animal, il a lui-même été appelé en renfort sur un morceau du dernier album de M.I.A. : une reconnaissance bien méritée pour ce petit prince de la French touch.

JAIN
Ne pas se fier à l’allure de jeune fille sage que semble indiquer son éternelle petite robe noire et blanche au col Claudine : sur scène comme en studio, Jain extériorise sa personnalité pétillante avec une fougue surprenante. Du haut de ses 25 ans, cette Toulousaine a chamboulé la pop française depuis la sortie de son premier album, en novembre 2015. Intitulé Zanaka, « enfant » en malgache, en clin d’œil aux origines de sa maman, ce disque aux mille épices regorge d’idées et d’influences venues des quatre coins du globe (reggae jamaïcain, soul américaine, funk africain…). Portée par Come et Makeba, des singles déjà installés dans toutes les têtes depuis des mois, Jain impose son style métissé sans chichi, avec une sincérité et une chaleur particulièrement communicatives pendant ses concerts.

PETER PETER
Chanteur aux multiples casquettes (compositeur, producteur, parolier…), Peter Peter revient plus fascinant que jamais sur Noir Eden, un nouvel album dévoilé début février. Elaboré entre Paris et Montréal, ce recueil de chansons intenses est l’œuvre d’une personnalité qui s’enrichit sous nos yeux. Peter Peter continue d’explorer la pop mélancolique, mais y apporte cette fois davantage de touches électro : une nouvelle façon de mettre en valeur son charisme sur scène. Révélé en France en 2012 avec Une Version améliorée de la tristesse, un deuxième album de pop aussi sombre qu’étincelante, le Québécois a accompli l’impossible : redonner ses lettres de noblesse à une certaine idée raffinée et moderne de la variété, où les textes en français sont aussi peaufinés que la musique et la production.

Programmation du DIMANCHE 27 AOUT

THE XX
Presque cinq ans après son album précédent, The xx est enfin de retour avec I See You. L’attente en valait largement la peine. Sur ce troisième album, le trio londonien bouscule ses petites habitudes et ses dogmes en élargissant son horizon et en s’échappant vers une pop affranchie de tous les carcans. Ce sublime virage vers les samples doit beaucoup aux expériences solitaires de Jamie xx, des DJ sets au remixes en passant par son album solo remarquable, In Colour. Ses retrouvailles avec Romy Madley Croft et Oliver Sim donnent cette fois naissance à une explosion de lumière et de visions en panoramique, sans abandonner l’esthétique magnifiquement épurée de leurs débuts. On constatera que ce nouvel épanouissement s’extériorise à merveille sur scène, où le groupe provoque à son public une exxtase exxtrême.

CYPRESS HILL
Si ces vétérans du hip-hop West Coast ont fêté leurs vingt-cinq années de carrière l’an dernier, l’heure de la retraite est encore loin devant eux. Pour s’en convaincre, il suffit d’évoquer leurs récents projets parallèles (le supergroupe Prophets of Rage, des collaborations avec Rusko et Deadmau5…) et la force intacte de leurs performances scéniques. Car c’est bien là que leur musique prend encore plus d’ampleur, en particulier quand ces Californiens s’attaquent aux tubes surpuissants de leur répertoire (Insane In The Brain, How I Could Just Kill a Man…), auquel devrait bientôt s’ajouter un nouvel album – l’infatigable B-Real en a dévoilé le titre début 2016, Elephants on Acid, alors en pleine préparation. L’âge de raison n’a toujours pas sonné et on s’en réjouit.
RONE
Derrière ce nom de scène, Erwan Castex, musicien et producteur, n’en finit pas de subjuguer les foules d’ici et d’ailleurs (Asie, Amérique…). La France lui a offert une belle consécration en janvier dernier lorsqu’il a eu l’honneur de jouer à la Philharmonie de Paris, à guichet fermé – un écrin à la hauteur de ses compositions élégamment construites, entre ambient et electronica. Après une série de collaborations impressionnantes (The National, Jean Michel Jarre, Etienne Daho…), son passage à Rock en Seine, unique occasion de le voir en festival dans l’Hexagone cet été, sera un véritable retour aux sources : il est né à Boulogne-Billancourt, à deux pas du Domaine National de Saint-Cloud. Fer de lance de l’écurie InFiné, ce trentenaire a sorti trois albums remarqués, en particulier Creatures (2015), dont la suite est attendue de pied ferme.

MAC DEMARCO

Réinjecter un brin de fun et d’autodérision dans une scène rock parfois un peu trop sérieuse : c’est l’exploit de Mac DeMarco dès ses débuts en 2012. Depuis, ce Canadian a fait du slacker-rock sa spécialité, armé de riffs délavés, d’idées déglinguées et d’un sourire illuminé par des dents du bonheur. Récemment relocalisé à Los Angeles, Mac DeMarco s’est mis à la guitare acoustique et au synthé sur son nouvel album, This Old Dog, plus apaisé et lumineux que les précédents. En laissant entrer le soleil californien dans sa musique, ce surdoué charmant se penche autant sur le folk que sur le rock psychédélique et le soft rock. Il prend beaucoup de plaisir à jouer avec sa bande de copains, comme en témoignent ses concerts décontractés : l’antidote parfait au stress et à la morosité.

TY SEGALL
Ouragan sonique et tornade scénique, Ty Segall est avant tout un grand amoureux de l’histoire du rock – Nirvana, T. Rex, les Kinks et Black Sabbath font partie de son panthéon. Au lieu de rester englué dans ces références, l’espiègle Californien a l’excellente idée de les détourner pour revisiter à sa façon le glam, le garage ou le rock psychédélique. Ultra prolifique depuis ses débuts il y a bientôt dix ans, il enchaîne les sorties, en solo ou lors de ses innombrables collaborations (Fuzz, Gøggs…) au rythme d’un album par an, voire deux ou trois quand l’envie lui prend. Sur le dernier en date, épaulé par le grand producteur Steve Albini, il trouve l’équilibre parfait entre riffs ravageurs et mélodies percutantes : de quoi alimenter ses performances live d’une nouvelle dose d’euphorie et de fureur. Avis de tempête.

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