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Le mag'

Fakear : "Entre deux avions, je joue a Star Wars Battlefront"

Fakear : "Entre deux avions, je joue à Star Wars Battlefront"

26 Août 2017

Un album racé (Animal, sorti l’an dernier) et une ribambelle d’EP ont suffi pour catapulter Fakear chef de file de la nouvelle scène electro française.

A 25 ans, Théo Le Vigoureux (de son vrai nom) a su digérer ses influences multiples avec autant d’intelligence que d’habileté pour construire sa propre musique, à la fois accessible et exigeante, scintillante et verglacée.

 

 

Ce beatmaker caennais a fait chavirer successivement le Trianon, l’Olympia et enfin le Zénith en novembre dernier, sans montrer le moindre ralentissement dans sa progression et dans la ferveur qui l’accompagne sur scène. Après avoir convié à son chevet les voix de Rae Morris, Deva Premal et Andreya Triana sur Animal, il a lui-même été appelé en renfort sur un morceau du dernier album de M.I.A. : une reconnaissance bien méritée pour ce petit prince de la French touch.

Quels mots tu mets sur ces derniers mois ?

« Je ne sais pas. En fait, ces deux dernières années ont été folles. Il y a deux ans, j’ai quitté Paris, je me suis installé au milieu des montagnes, pas loin de Lausanne. Remise en question absolue. Cette année fut une année internationale, j’ai tourné un mois et demi aux Etats-Unis, j’ai fait les premières parties de Bonobo et Odesza ».

La France est devenue trop petite ?

« Non, mais c’est intéressant de se confronter à un autre public, et c’est amusant de tester de nouvelles choses. C’est aussi un peu un rêve, on ne va pas se mentir. Un challenge. On a joué dans des stades de baseball, c’était incroyable ».

 

 

Tu es control freak ?

« Oui, et pas uniquement dans ma musique. Sur tout. Mes managers me disent souvent de les laisser bosser, ils me disent de me concentrer sur la musique. Mais j’ai envie de tout savoir, de donner mon avis, de réfléchir le projet. C’est important ».

Tu as un nouvel EP qui arrive bientôt.

« Avant, je faisais une chanson en trois heures, et quand j’arrivais au bout du premier souffle, le morceau était terminé. Mais c’est un peu différent désormais. Je passe une semaine, voir plus sur un titre. Pour moi, le titre est fini quand je trouve le titre. Quand je crée un projet, normalement, je trouve un nom au hasard, un peu en écriture automatique. Mais sur cet EP, j’ai mis plus de temps, les titres ont été plus compliqués à trouver. Mais une fois que j’ai le titre, j’ai la chanson ».

Tu vis sur la route, tu joues devant des milliers de personnes. C’est à la hauteur de tes fantasmes de gamin ?

« Oui, mais gamin, je ne pensais pas que je passerais autant de temps à attendre dans les aéroports. Une tournée, c’est beaucoup, beaucoup d’attente. Tu pars deux jours, tu joues une heure et demi ».

Tu t’occupes comment ?

« Je joue à Star Wars Battlefront ».

 

 

Meilleure réponse.

« Mais concernant les tournées, j’insiste pour dire que je tourne avec des potes, les équipes techniques sont des amis, je ne suis donc pas triste en tournée. Et quand j’ai besoin de faire un break, je le fais. Après la dernière tournée, je suis parti quatre mois en Asie. Je suis revenu en pleine forme ».

On te parle encore de Caen, la ville de tes débuts ?

« On m’en parle plus tellement en interview. J’ai toujours un lien avec cette ville, même si j’y retourne peu, seulement deux ou trois fois par an. Mais ce sera pour toujours une ville importante pour moi ».

Propos recueillis par Nico Prat

SCÈNE CASCADE
sam. 26 août, 23:30 > 00:30