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Le mag'

L7 : "Nous sommes des personnes plutot sympathiques, en fait"

L7 : "Nous sommes des personnes plutôt sympathiques, en fait"

27 Août 2016

Le dieu du grunge ayant le sens des priorités, il créa la femme avant l’homme : Deux ans avant l’apparition de Nirvana, Donita Sparks, Suzi Gardner, Jennifer Finch et Demetra Plakas formaient L7 dans un élan autant sonique que féministe.

Nous sommes en 1985, Marty Mc Fly trippe dans sa Delorean et MTV s’apprête à voir déferler tous les musiciens de Seattle dans son tube cathodique. C’est l’apogée du label Epitaph fondé par les Bad Religion et qui héberge L7 dès 1988 aux côtés de NOFX, Madball ou encore Refused. Après un hiatus de 15 ans au cours duquel leur hymne « Pretend We’re Dead » a pris un sens inattendu, L7 est de retour pour reprendre les combats délaissés jadis, rock et féminisme en tête.

Rencontre avec Donita Sparks, chanteuse de L7.

« Nous avons été loin de la scène pendant seize années, nous n’étions plus un groupe, donc cette tournée de reformation est fantastique, nous ne sommes pas blasées, nous sommes surtout excitées ».

Mais par le passé, vous avez été blasées de monter sur scène ?

« Oui, il arrive que la maison de disque t’oblige à faire une tournée plus longue que prévue, et dans ce cas, on essaye de s’amuser comme on peut, on fait des private jokes, on invite sur scène un membre de notre crew pour lui chanter des chansons. Des trucs qu’on ne fait plus aujourd’hui, maintenant, on donne tout pour les fans ».

Quand vous êtes sur scène justement, vous êtes vous-mêmes, ou vous enfilez votre tenue de rock star ?

« Je pense que c’est un peu des deux. La plupart des rockeurs et rockeuses ont ce côté showman en eux, ce sont des performers, pas des introverties. Certains sont timides, dans la vie comme sur scène, mais ce n’est pas notre cas. Donc oui, nous sommes un peu des personnages sur scène, mais nous ne forçons pas notre nature. A nos débuts, nous ne jouions pas très bien, donc on regardait nos instruments, et pas grand chose d’autre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui ».

Ce qu’on fait là, cette interview, ça fait partie du boulot, ou ça vous convient ?

« Cela me convient car je pense qu’il y a beaucoup d’idées fausses sur nous, et je tiens parfois à mettre les choses au clair ».

Comme ?

« Les gens pensent que nous sommes méchantes, on peut faire peur, mais ce n’est clairement pas le cas, nous sommes des personnes plutôt sympathiques, en fait. Mais bon, quand tout le monde est dans le bus de tournée, avec la climatisation, et que je dois donner des interviews sous un soleil de plomb, oui, ça me gonfle un peu, je ne vais pas te mentir ».

Propos recueillis par Nico Prat

L7 sera en concert ce soir sur la Scène de l’Industrie à 20:50.