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Le Villejuif Underground (Avant Seine 2019) : focus sur leur label Born Bad

Le Villejuif Underground (Avant Seine 2019) : focus sur leur label Born Bad

25 Juin 2019

Doit-on ranger ces trublions de la banlieue sud de Paris sous l’étiquette garage, slacker, surf, lo-fi, ou tout simplement rock ?

Pour rester fidèle à l’esprit chaotique de ce groupe attachant, on préfère envoyer valser les étiquettes et laisser le public découvrir ce joyeux bordel qui s’apprécie d’autant plus sur scène, quand ces quatre musiciens imprévisibles sont totalement dans leur élément.

Deux ans après leur performance atomique à Rock en Seine, l’Australien Nathan Roche et ses trois compères de Villejuif sont de retour avec un nouvel album sous le bras. Les fans de Fat White Family ne seront pas dépaysés devant ce rock de traviole, tour à tour abrasif et nonchalant, parlé-chanté avec une coolitude innée.

Le Villejuif Underground seront en live à Rock en Seine le dimanche 25 août 2019. Le même jour que leurs camarades de label, Cannibale. 

Ce label, c’est Born Bad Records, fondé en septembre 2006 par Jean-Baptiste Guillot, en parallèle du magasin de disques bien connu de la rue Keller à Paris dans le quartier Bastille, monté par Iwan Lozach et Mark Adolph en 1998. Born Bad, le label, est la maison de La Femme, de Cheveu et de JC Satan. De Crash Normal, Frustration et Julien Gasc. Entre autres très grandes choses !

Mais Born Bad, c’est aussi, avant tout, un état d’esprit. Born Bad n’est pas seulement un label de rock, non. En effet, et c’est l’un de leurs mots d’ordre depuis le début, Born Bad refuse les étiquettes, et la nostalgie. Certes, bon nombre des artistes signés ici sont rock. Mais non un rock le regard tourné vers le passé. Non un rock à papa. La majorité des groupes sont ici français, jeunes, drôles, novateurs, foutraques, ambitieux… Ils apportent quelque chose d’unique à un genre vieux de plus de soixante années.

Born Bad, enfin, propose aussi de nombreuses rééditions, exhumant les oeuvres d’artistes français passés inaperçus en leur temps. Un travail de fourmi, de guide de la part de Jean-Baptiste Guillot, mais aussi, de patrimoine. Ces rééditions explorent aussi bien les années 50, 60,70 ou 80 et ont pour but de faire valoir la créativité d’artistes français trop en avance sur leur époque.

Born Bad Records est un label important. Born Bad Records n’a peur de rien. Born Bad Records sera cette année fièrement représenté à Rock en Seine avec Le Villejuif Underground et Cannibale !

Et Born Bad Records s’écoute en playlist, ci-dessous :