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Le mag'

Lee Fields : "J'ai hate d'aller au Paradis"

Lee Fields : "J'ai hâte d'aller au Paradis"

26 Août 2017

Au rayon de la soul authentique, on ne fait pas mieux : Lee Fields a enregistré son premier single en 1969 et a derrière lui une longue carrière, jonchée de hauts et de bas, durant laquelle il n’a jamais cessé de chanter. Né en Caroline du Nord, il s’installe à New York pendant les Sixties, sur les traces de ses héros, et fait ses premiers pas dans le monde de la musique.

 

 

Redécouvert pendant le revival soul des années 2000, il est désormais accompagné par un groupe parfait, The Expressions. Avec eux, ce vétéran désormais sexagénaire a retrouvé sa superbe sur une série d’albums miraculeux, notamment My World en 2009 et Faithful Man en 2012, dans la lignée des plus grands soulmen américains dont il est l’un des derniers spécimens en activité.

 

Quelles questions poser a un mec qui a plus de quarante ans de carriere ? Aucune, car lui a un message a faire passer.

 

Si j’ai appris une chose au fil des années, c’est la persévérance. Tout le monde en parle, tout le monde donne ce conseil. Mais il faut persévérer avec la foi, la foi en un pouvoir supérieur. Je fais confiance à Dieu car, bien souvent, il ne s’est pas trompé. Je pense que la raison pour laquelle le monde est dans un tel chaos, c’est parce que les gens ont perdu la foi. Le conseil que je donnerai aux jeunes qui commencent dans l’industrie musicale, c’est de s’accrocher à quelqu’un ou quelque chose, quelque chose de fixe et rassurant, et cette chose ou ce quelqu’un, c’est Dieu.

Tu l’imagines comment le Paradis ?

Quelque soit la façon dont je l’imagine, il sera à l’image de chacun. Certains voient ça comme un endroit dans les nuages où un mec joue de la harpe, et bien pourquoi pas, si c’est ce qu’ils veulent ! Quand je mourrais, je veux observer notre Père et comprendre Son plan. Comment tout ça se goupille. Puis je veux voir ma mère, sous le porche de chez nous, à boire du thé. Et elle saura que ce sera moi, tout sera à l’identique, avec nos souvenirs intacts. Puis, je partirai pour comprendre les plans de Dieu. Puis, je reviendrai. Il n’y aura pas de temporalité au Paradis, je serais transcendé.

 

 

Je ne crois pas que Dieu soit super chaud pour partager ses plans avec tout le monde.

Dans ma vision du Paradis, si ! Mais tout cela sera possible si on fait pas trop les cons sur Terre. Le seul moyen d’accéder à des sphères plus hautes, c’est que nous nous aimions. Et franchement, actuellement, j’ai plus l’impression que le monde est proche de l’apocalypse…

Tu n’as pas donc peur de mourir ?

Absolument pas.

Propos recueillis par Sarah Koskievic