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Le mag'

Mon Rock en Seine a Moi : Emilie Mazoyer

18 Août 2015

Photo d'Emilie MazoyerEMILIE MAZOYER

Journaliste Radio & TV

Depuis 2003, Rock en Seine et moi on ne s’est pas quittés; que ce soit pour le travail (j’ai animé des dizaines d’émissions pour Le Mouv’ et France Inter depuis le backstage) ou pour le plaisir, sur chaque édition flotte un parfum de rentrée des classes rock n’ roll qui m’excite follement.
L’année dernière, j’ai séché le festival pour cause de bébé tout neuf -ma petite Maya est arrivée le 24 août 2014, pile pendant le concert de Queens of The Stone Age-, je suis donc particulièrement impatiente de retrouver Rock en Seine, et mon Top 3 des concerts indispensables est déjà prêt:
JACCO GARDNER : ce petit Hollandais timide a la dégaine de Nils Holgersson (mais si! le petit garçon héros de notre enfance qui partait en voyage avec des oies sauvages), mais je l’ai vu plusieurs fois retourner une salle de concert en deux temps trois chansons… Même les Anglais bourrés arrêtent de jacasser quand Jacco dégaine clavecin, mellotron, harmonies sublimes et délicates, paroles oniriques… dignes des Zombies et de Pink Floyd période Syd Barrett. Écoutez son titre « Clear the air » avant d’aller voir Jacco Gardner, et vous serez prêts à prendre la baffe la plus douce et psyché de votre vie.
KASABIAN : serial killers de stades, arenas et festivals partout sur la planète, Kasabian cultive les tubes à base de « oooooh ooooooh » et « aaaaaaah aaaaaaah » prêts à faire hurler les foules, je tombe dans le panneau à chaque fois. Tom, le chanteur, n’a pas désaoulé depuis 1997. S’il vous attrape en train de filmer le concert avec votre smartphone plutôt que de remuer les bras en rythme, il entrera dans une rage folle et vous enverra vous faire voir chez les Black Eyed Peas… gare à vos fesses!
THE LIBERTINES : quel bonheur de faire la nique à ceux qui avaient trop vite enterré Pete et Carl (et le rock 2000’s par la même occasion!)… Le retour des Libertines, c’est la meilleure nouvelle de cette année 2015, et je compte bien fêter ça en hurlant « Boys in the baaaand » devant la grande scène avec mon frère et tous mes potes. Les larmes aux yeux, sûrement, car ces garçons sont aussi tendres que punks, la preuve vivante que la poésie peut se cacher partout, même dans l’intro d’une chanson rock cracra écrite pour faire tomber les groupies.