23-24-25 AOÛT 2019 - DOMAINE NATIONAL DE SAINT-CLOUD / PARIS - FRANCE

LE MAG

Qui êtes-vous Süeür ?

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Le 04 Sep

Süeür, c’est Théo Cholbi et Florian Serrain. Deux êtres totalement immergés dans la musique, les expérimentations et l’instantanéité. Rencontre, dans les loges du festival, quelques minutes à peine avant leur concert, avec un groupe pas comme les autres, à découvrir d’urgence…

Pourquoi le nom Süeür ? Et pourquoi avec les deux trémas ?

Théo Cholbi : Florian et moi avions beaucoup de projets basse-batterie. Le dernier est tombé à l’eau après un an de travail, ce qui nous a bien pesé. On s’est retrouvé à une fête de la musique il y a deux ans, il faisait 38 degrés à 21h. Et là il me dit : « Tiens, on va faire ton projet où t’es au chant. » Deux mois après, on est parti en répétition. On s’est rappelé de cette discussion, ce 21 juin sous 38 degrés. On a donc appelé ça « Süeür ». Et les deux trémas, c’est parce qu’ainsi le « u » fait comme un smiley.

Comment définir le son de Süeür ?

Florian Serrain : Un mélange de hip hop et de post punk. Des sons assez puissants, électroniques, avec des rythmes très inspirés du hip hop actuel.

Théo Cholbi : On avait une bonne phrase d’accroche à l’époque mais elle est un peu chiante : pour les rockeurs, c’est du rap et pour les rappeurs, c’est du rock ! (rires)

Sur votre page Facebook, il y a une petite phrase descriptive pour votre groupe : « Musique urbaine, rap, punk, basse, Animalité ». Pourquoi « animalité » ?

Théo Cholbi : Parce que c’est bestial. Et j’aime bien faire des cris, des sons d’animaux.

Florian Serrain : Il sue comme un bœuf aussi ! (rires)

Théo Cholbi : Quand on fait de la musique, c’est un peu le seul moment où on oublie le côté esthétique. Dans la vie, on pense toujours un peu à notre façon d’être et d’être perçu.

Florian Serrain : Une forme de politesse esthétique.

Théo Cholbi : Alors que lorsqu’on fait de la musique, on s’en bat les couilles d’avoir des cernes ou d’être mal habillés.

Mais le clip de « MTM (Sur ma vie ») est au contraire très léché…

Florian Serrain : C’est Théo qui l’a réalisé.

Théo Cholbi : L’esthétique, sur l’image, il faut la garder. C’est dans le son que l’animalité doit sortir.

Dans la chanson, vous dites : « Manger des morts ou vomir des vivants. Ça veut pas dire grand-chose mais ça nourrit ma prose »…

Théo Cholbi : En vrai, cela veut dire : « Viens partager ta peine avec moi. »

Parlons de vos influences…

Florian Serrain : Par exemple j’aime The Cure mais je ne pourrai pas les voir à Rock en Seine, car nous jouons au même moment. Mais sinon le post punk, un peu froid, métronomique. Death Grips, un groupe de Sacramento qui mélange un rap hyper sombre et complètement névrosé et du punk, a été une grande influence pour Süeür.

Théo Cholbi : Dans ma vie, j’écoute énormément de rap. J’aime bien le rap français très énervé mais aussi XXXTentacion, qui était assez grunge d’ailleurs…

Et pour les paroles, quelles sont les influences ?

Théo Cholbi : Rimbaud, des dialogues de cinéma, Booba, Brel…

Propos recueillis par Thomas Destouches

Photo : Olivier Hoffschir


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