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Rock En Seine et moi, par Wail : "Je suis fier de grandir avec lui"

Rock En Seine et moi, par Wail : "Je suis fier de grandir avec lui"

12 Sep 2016

Il a 32 ans et est un habitué de Rock En Seine. C’est bien simple, il vient chaque année depuis la toute première édition. Il nous raconte ici son histoire avec le festival.

« Je me souviens très bien de la première édition. C’était un mercredi, il n’y avait que deux scènes, ce qui paraît ridicule aujourd’hui, mais on avait déjà le sentiment d’assister à un festival qui pouvait devenir très grand. Je me souviens de Massive Attack, de Tom McRae, d’Electric Six, de Morcheeba. Quand on y pense, c’était aussi le polaroïd d’une certaine époque. Je me souviens aussi d’avoir laissé en plan ma copine avec qui je devais passer la journée chez nous, à Grenoble, pour prendre la voiture avec des potes et tracer la route jusqu’à Paris. Enfin, Saint Cloud.

Je n’ai jamais raté une édition. Pour moi, Rock en Seine, c’est le dernier kiff de la rentrée, c’est les copains, c’est la fin de l’été et donc forcément le début de quelque chose de nouveau, d’une année qui m’apportera quantité de choses. Mais l’espace d’une journée en 2003, puis de deux jours dès l’année suivante, et enfin de trois jours en 2007, c’est la chance de faire des découvertes et de voir sur scène certains de mes artistes préférés.

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Mon plus grand bonheur là-bas fut sans aucun doute le concert des Chemical Brothers le 27 août 2004. Je me suis jeté dans la fosse, sans plus me soucier de rien, dès les premières notes de la première chanson, je suis parti ailleurs, j’étais en transe. Je me souviens aussi du concert de Muse que je n’ai pas vraiment regardé car je voulais découvrir sur scène Hoggboy. Un groupe injustement oublié aujourd’hui. Je me souviens aussi du concert des Sunday Drivers, et de leur album que je réécoute toujours avec une petite nostalgie.

Je me souviens aussi de l’absence d’Amy Winehouse bien sûr, et de la séparation d’Oasis, ça c’est certain. Mais ce sont des moments qui créent aussi une légende. Et je pense que Rock en Seine peut encore grandir, en taille certes, mais aussi en renommée. On est aux portes de Paris, et on a ça, c’est tout de même incroyable.

Rock en Seine n’est pas mon seul festival, mais c’est celui qui me ressemble le plus, m’accompagne depuis l’adolescence et aujourd’hui dans ma vie d’adulte. Je suis fier de grandir avec lui ».

Propos recueillis par Nico Prat