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Le mag'

La petite histoire du grand premier album de Eels

La petite histoire du grand premier album de Eels

17 Juil 2019

Humblement dissimulé derrière le pseudo Eels, Mark Oliver Everett en est le fondateur, le chanteur, le compositeur, le parolier, le multi instrumentiste – en un mot, l’âme.

Son dernier album en date, le lumineux The Deconstruction (2018), est la preuve que ce songwriter touchant n’a pas fini de subjuguer son public. En attendant sa venue, on recommande la lecture de son autobiographie, Tais-toi ou meurs – ou, en VO, Things The Grandchildren Should Know, « Des choses que les petits enfants devraient savoir ». Un jour, on racontera aux nôtres qu’on a vu Eels à Rock en Seine.

Depuis le carton Beautiful Freak en 1996, cet Américain a mené une carrière artistique foisonnante. Un premier album fondateur, important, tant dans l’histoire, bien évidemment, de son auteur principal, mais aussi de la pop au sens large.

Voici son histoire.

C’est le 13 août 1996 que débarque dans les bacs Beautiful Freak, de Eels. Le premier album de Eels donc… Mais pas le premier de Mark Oliver Everett. En effet, sous le nom de E, tout simplement, il signe chez Polydor en 1991 et publie deux albums chez eux, avant de jeter l’éponge face au manque de succès public. Quelques années plus tard, en compagnie des musiciens Butch et Tommy Walter (aujourd’hui leader de Abandoned Pools), Eels voit le jour.

Un nom… Une formation… Beaucoup d’ambition… Manque un label. Et c’est là qu’arrive dans l’histoire Steven Spielberg. Le papa de E.T vient en effet de fonder son propre studio de cinéma, DreamWorks, en compagnie de David Geffen et de Jeffrey Katzenberg. Un studio, mais aussi un label, DreamWorks Records (dont le logo est l’ultime oeuvre de Roy Lichtenstein). Beautiful Freak sera la deuxième sortie du label (et sera suivi par Monsieur Elliott Smith).

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Le succès est immédiatement au rendez-vous, et Eels remporte le prix de Meilleure Révélation International aux Brit Awards de 1998. La tournée est sans fin, Walter quitte le groupe. Mais l’histoire est en marche, et Eels, petit à petit, conquiert les masses. En 2001 sort sur les écrans une production DreamWorks du nom de Shrek. My Beloved Monster figure sur la bande originale.

Eels sera en live à Rock en Seine le vendredi 23 août aux côtés de The Cure, Jeanne Added, Biche et bien d’autres !