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Ulrika Spacek : "Notre musique a beaucoup de facettes"

Ulrika Spacek : "Notre musique a beaucoup de facettes"

28 Sep 2017

Un peu plus d’an après leur premier album, les Anglais d’Ulrika Spacek sont déjà de retour avec Modern English Decoration, un deuxième album composé dans la foulée du précédent. Ce nouvel album a été enregistré, produit et mixé façon « do it yourself » dans leur quartier général londonien, une ancienne galerie d’art où ils habitent.

 

 

Le groupe est né à Berlin au printemps 2014 sous l’impulsion de deux amis, Rhys Edwards et Rhys Williams. En plus d’avoir le même prénom, ils partagent une passion pour les guitares hérissées à la Television et les rythmes planants du krautrock, en tirant leur inspiration de Sonic Youth et Spacemen 3. Rejoints par trois autres musiciens (basse, batterie, orgues, violon, synthés…), ils forment un groupe fascinant et atypique dans le paysage rock de 2017.

Le deuxième album est arrivé très vite après le premier.

En fait, on a pas vraiment arrêté d’écrire entre les deux. Le premier a été très bien reçu, on voulait vraiment enchaîner. On a eu rapidement l’idée pour le deuxième, on a pas pensé qu’il était nécessaire d’attendre.

On peut donc penser que le troisième sera bientôt prêt ?

Non, on va se reposer un peu car on a été beaucoup en tournée avec le premier. On a un mois de repos puis on entame la tournée du deuxième.

On vous compare beaucoup à Tame Impala…

On fait beaucoup de festivals qui ont reçu Tame, donc c’est intéressant comme comparaison. Evidemment, on a nos influences propres et on peut l’entendre dans notre musique mais c’est dur pour nous d’entendre qu’on est mis dans des petites boites alors qu’on essaie de faire notre truc. En un sens, on peut dire que tous les joueurs de guitare font partie de la même niche et vont dans le sens de cette musique un peu psychédélique. Mais bon, c’est un joli compliment !  On se voit vraiment comme des êtres particuliers, avec un univers propre.

 

 

Comment est votre univers ?

On fait de la country, du vieux rock… Notre musique a beaucoup de facettes. Déjà on a trois guitares, ce qui permet d’avoir plus de texture. Chaque chanson peut, et doit, être différentes. Certaines sont plus subtiles que d’autres, elles se lisent en filigrane. On bosse aussi à l’intuition, quand on écrit, on sait presque toujours si ça va être du bon gros rock ou un titre plus doux. Certains groupes font plein de versions de la même chanson. Nous, on ne s’est, pour l’instant, jamais trompés. Cela dit, on devrait, ça pourrait être drôle.

Propos recueillis par Sarah Koskievic