Gabriel Kröger en concert à Rock en Seine
Qui peut bien se cacher derrière cette mystérieuse cagoule ? Gabriel Kröger avance masqué, peut-être pour oser aller encore plus loin dans son art, dans son auto-examen impitoyable. C’est l’éternel paradoxe de ces artistes qui préfèrent se dissimuler pour mieux se mettre à nu. Après avoir remporté la finale des Inrocks Super Club en début d’année, le Français a sorti l’EP autoproduit Un an sans soleil, qu’il décrit comme le premier volet de sa « trilogie sans soleil ». Ici se mêlent en pagaille folk, spleen, esprit DIY du punk, verbe cru, spoken word et montées en puissance galvanisantes. En écoutant ces morceaux-confessions, on se dit finalement que Gabriel Kröger n’a pas besoin de montrer son visage pour dévoiler qui il est : une immense révélation de la jeune musique francophone d’aujourd’hui.