24-25-26 AOÛT 2018 - DOMAINE NATIONAL DE SAINT-CLOUD / PARIS - FRANCE

Ibibio Sound Machine « La musique est le messager »

Musique 25 Sep

Une « machine à sons » : c’est bien de cela dont il est question chez ce groupe afro-electro capable d’enflammer les foules grâce à sa musique entêtante. Huit musiciens (parmi lesquels le grand guitariste ghanéen Alfred Bannerman) composent cette famille en or. A la tête de Ibibio Sound Machine, la chanteuse Eno Williams, Londonienne d’origine nigériane, marque les esprits avec ses incroyables tenues de scène, son énergie volcanique, son enthousiasme contagieux et sa voix exaltée.

Sa façon de chanter illustre à la perfection les chansons étincelantes du groupe. Electro, funk d’Afrique de l’ouest, disco, afrobeat, ou encore post-punk : le groupe, qui a déjà deux albums à son actif, n’hésite pas à mélanger des styles musicaux très variés sur des paroles en anglais et en ibibio, dialecte venu du Nigéria.

Tu as créé un personnage très visuel sur scène, dans ta façon de bouger et de t’habiller. Il y a un lien entre ce personnage et ta façon de faire de la musique ?

Quand on a démarré, on a essayé plein de trucs musicalement – ajoutant ou supprimant certains instruments. Puis j’ai eu envie de chanter en ibibio, qui est la langue de ma mère. C’était vraiment de l’expérimentation. Quand le deuxième album est sorti, on a compris que c’était vraiment différent car on gardait toujours nos influences électro. Pour le style, ça a suivi le même process, j’ai essayé des trucs !

Chanter en ibibio était une prise de risques, ça aurait pu te fermer des portes.

C’est très vrai ! A la fois, nous racontons des histoires universelles et certaines d’entre elles sont des légendes et anecdotes que ma grand-mère me racontaient. J’ai essayé de les traduire en anglais mais elles perdaient leur panache et leur rythme. Nous avons donc pris la décision de conserver l’ibibio.

Le son du groupe est électro mais les sujets abordés sont assez graves, comme sur Give Me A Reason, qui parles des filles kidnappées par Boko Haram.

C’est un moyen de faire entendre nos voix. C’est un sujet sérieux mais en le chantant avec du rythme, ça nous donne de l’espoir, de la positivité. Il faut trouver un bon côté pour ne pas baisser les bras. Il ne faut pas se sentir coupables, il faut danser pour une cause, pour la liberté, pour que les gens puissent être ce qu’ils veulent être. La musique est le messager. Il faut se concentrer sur le message lui-même, c’est un mantra.

Propos recueillis par Sarah Koskievic

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