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The Temper Trap : "Le public te transmet quelque chose qui te fait te sentir vraiment bien !"

The Temper Trap : "Le public te transmet quelque chose qui te fait te sentir vraiment bien !"

27 Août 2016

Les australiens de The Temper Trap ne sont pas nouveaux à Rock en Seine. En 2012, on avait déjà pu goûter à leur indie pop et les revoilà, seulement deux mois après la sortie de leur 3ème album. Se rendent-ils comptent de leur succès ? La réponse, en forme de questionnaire Comment savez-vous…

Comment savez-vous… Que le moment est venu d’aller en studio enregistrer un album ?

Dougy Mandagi : Quand tu n’as plus d’argent ! (Rires) Quand tu es inspiré surtout. Tu peux y aller sans inspiration et voir ce qui se passe. Nick Cave fait ça. Pour lui, c’est comme aller au bureau. Il arrive à 9h et repart à 17h. Il se met à son bureau, devant sa machine à écrire et tape des lignes. Quelque chose de bien peut en sortir ou rien du tout. Mais je ne fonctionne pas du tout comme lui. J’ai déjà une mélodie en tête, peut-être même que je la travaille à la maison tranquillement avec ma guitare. Et ensuite je vais au studio.

Comment savez-vous… Qu’une chanson est terminée ?

Joseph Greer : Quand tu décides qu’elle est terminée. Mais c’est difficile à déterminer. Tu peux passer des heures dessus, trop d’heures même.

Dougy : Mais parfois tu ne te dis jamais qu’elle est terminée. C’est à ce moment que tu as besoin d’un producteur. De quelqu’un qui n’est pas dans le groupe et qui te dit : « les mecs, vous passez trop de temps là-dessus. La chansons est terminée, ça suffit. »

Comment savez-vous… Que votre famille ou vos amis aiment vraiment les chansons que vous venez de composer ?

Dougy : Mis à part quelques personnes, comme ma petite amie, qui sont réellement honnêtes, je ne sais pas dire quand ils aiment vraiment. Par contre, je sais quand ils n’aiment pas : quand ils ne disent rien.

Et quelle est votre réaction ?

Dougy : Cela dépend de qui est en face de moi. Si c’est quelqu’un qui n’y connaît que dalle à la musique, je m’en fous. Mais quand c’est quelqu’un qui s’y connaît et qui a des goûts pointus, tu te poses des questions sur ce que tu as fait. Quand on a terminé un album, généralement, j’organise une petite soirée chez moi avec des amis et quelques bières. Je leur joue les morceaux, je vois leurs réactions et on en discute.

Comment savez-vous… Que telle ou telle chanson fera un bon single ?

Dougy : Ça, tu ne le sais pas, crois moi.

Joseph : Jamais.

Dougy : Et si tu essayes de composer pour en faire un single, il y a peu de chances que ce soit un succès. Il faut laisser les choses se faire. Let it happen, comme dit Kevin Parker de Tame Impala !

Joseph : Il n’y a pas vraiment de recette miracle, car parfois les gens s’attachent à une chanson qui n’a aucun des ingrédients pour une recette miracle de single ou de grand morceau. Et tu te dis que c’est une anomalie.

Comment savez-vous… Que le nouvel album est meilleur que le précédent ? Et si ce n’est pas le cas, vous faites quoi ?

Dougy : La qualité d’un album se mesure de plusieurs façons : par les ventes de disques et par la façon dont, en tant qu’artiste, il te fait te sentir bien. Un album peut se vendre à plusieurs millions de copies, gagner des prix et l’album suivant pas du tout. Pour autant, tu peux avoir l’impression que le suivant correspond au pic de ta créativité.

Comment savez-vous… Que le concert que vous venez de terminer s’est bien passé ou non ?

Joseph : Généralement, ça se traduit par un sentiment d’excitation collective sur scène. Le public te transmet quelque chose qui te fait te sentir vraiment bien.

Comment savez-vous… Que la nana au premier rang devant la scène essayera d’aller vous voir backstage après le concert ?

Dougy : Elle tient dans ses mains une pancarte avec marqué « Joseph, je suis enceinte de ton enfant » ou quelque chose du genre. Et elle va le voir après le concert pour essayer de lui demander de l’argent pour élever l’enfant. Et si le bébé est roux, c’est qu’elle ne ment pas !

Comment savez-vous… Que la tournée est vraiment terminée ?

Dougy : Quand les gens arrêtent de te demander de venir jouer dans leur festival. Tant qu’on te demande jouer et que tu y prends du plaisir, tu continues.


Propos recueillis par Adrien Toffolet

Scène Pression Live
Samedi 27 août, à 21:45